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Baccalauréat : Ombre de boycott sur les corrections

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Grincements de dents suite aux impayés des frais de mission et des vacations de secrétariat après la phase écrite.

Les chargés de missions déployés sur le terrain lors du déroulement du baccalauréat de l'enseignement secondaire général, sont actuellement les plus courroucés. «Nous avons été déployés sur le terrain sans frais demission. Il fallait vraiment se battre pour vivre. Jusqu'à présent, nous sommes dans l'attente et rien ne vient » déplore un chargé de mission, ayant supervisé cet examen dans le Nord-

Ouest. Pour lui, le fait de déporter des enseignants d'une localité à l'autre sans assurer les moyens de leur déplacement fragilise ces fonctionnaires, qui se retrouvent exposés à des pratiques peu orthodoxes pour survivre. Leurs plaintes viennent se greffer à celles des potentiels correcteurs qui réclament encore leurs frais de déplacement pour la session 2014.

En effet, les arriérés des frais de déplacement des enseignants qui vont d'une localité à une autre pour corriger ou délibérer le baccalauréat et le probatoire (d'une valeur comprise entre 30 et 225.000F en fonction de la distance), s'étalent sur plusieurs années. Ce n'est qu'en avril dernier que le tiers des frais de la session 2013 a été payé. Ils attendent encore la totalité des frais de 2014. «Lorsqu'on ne paie pas les frais de déplacement, cela pousse les examinateurs à boycotter le travail, surtout lorsqu'ils sont envoyés dans des sous centres disposant de peu d'enseignants. Ils vont traîner pour finaliser les corrections et les délibérations », s'inquiète sous anonymat un cadre de la délégation régionale des enseignements secondaires de l'Ouest.

Sur le terrain, les membres des secrétariats sont plus qu'inquiets. Plus d'une semaine après les épreuves écrites du baccalauréat, l'Office du baccalauréat du Cameroun (Obc) n'a pas encore désintéressé le personnel utilisé. Selon la réglementation, ceux-ci devraient percevoir la moitié de leurs frais, comprise entre 54 et 76.000F selon la nature du centre, avant le début des opérations. Dans l'attente des corrections, ils n'ont pas le coeur à l'ouvrage. Une démotivation d'autant plus grande, étant donné que les différents maillons de la chaîne ne savent même pas ce qu'ils percevront. «Par le passé, on livrait le manifeste qui précise ce que doit percevoir chacun en termes de vacations au secrétariat et le nombre de vacations de surveillance du centre d'examen.

Là, on est dans un silence complet », lance le regard fuyant, un membre de secrétariat. La confidentialité de leur tâche impose qu'ils ne fassent pas d'erreur et surtout pas de déclarations, de risque d'être cités sur la liste des suspendus. «Vous savez, c'est chez nous comme à l'ère du parti unique. Dès que vous revendiquez, on vous colle cela sur le dos comme une irrégularité, et vous retrouvez votre nom sur la liste des suspendus avec unmotif surréaliste » explique-t-il.

A la délégation régionale du Minesec de l'Ouest, Cyriaque Djiassi, le sous-directeur des examens, des concours et de la certification, nous a renvoyé vers l'Obc, plus apte à répondre à nos questions.

Le Jour : Honoré Feukouo

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