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BTS 2014: des candidats déchirent les épreuves

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BEPC-examen

La scène se passe au sous-centre des examens de l'Institut universitaire du Golfe de Guinée à Douala.

Le 11 juin dernier les étudiants en option journalisme du Brevet de technicien supérieur (Bts) devaient affronter l'épreuve d'Agir en situation professionnel (Asp). A la lecture du libellé du sujet, les candidats sont tombés des nues : le travail à faire de cette épreuve est plutôt du profil des communicateurs institutionnels, envoyé à par méconnaissance aux candidats en journalisme. Ils n'ont pas manqué de manifester leur mécontentement. Ils déchirent cette épreuve inadaptée.

Au sous-centre de Yaoundé II, les étudiants sont aussi en courroux pour les mêmes raisons. «Quand nous avons reçu les épreuves, nous avons perdu notre latin. Nous ne savions pas par où commencer pour le traiter. D'ailleurs c'est ce qui a causé le retard avec lequel a débuté le traitement de cette épreuve», relève une candidate. «Ils nous ont donné une épreuve qui était destinée à la filière communication d'entreprise. Et quand nous leur avons signalé cela, nous avions l'air de nous adresser aux sourds. Il aura fallu que nous manifestions bruyamment pour qu'une solution de sauvetage puisse être trouvée in extrémiste» explique un autre candidat de l'Institut universitaire du Golfe de Guinée, (Iug) à Douala.

Par ailleurs, toujours du côté de la capitale économique, les candidats du sous-centre de l'Ecole Supérieure de Gestion (Esg) ont employé la manière forte afin que la situation soit rétablie. Après plusieurs vaines alertes aux responsables sur leur difficulté à pouvoir traiter le sujet, certains d'entre eux se mettent à déchirer l'épreuve pour exprimer leur mécontentement. «Après cette manifestation, l'examinateur a passé d'interminables coups de fils à Yaoundé jusqu'à ce qu'on nous propose une autre épreuve», ajoute le candidat. La même situation a été vécue au sous-centre de Yaoundé II où un examinateur était obligé de signaler le désagrément au ministère de l'Enseignement supérieur (Minesup).

Les enseignants qui ont reçu cette épreuve ne sont pas étonnés de ce désagrément. «Nous subissons un système dans lequel les gens font des choses à la place des autres. Le problème des épreuves à controverse ne manque pas au Bts depuis pas mal de temps. Les fonctionnaires du ministère de l'Enseignement supérieur qui ont la charge de trier les épreuves sont incompétents. Ce sont des diplômés illettrés», fustige un enseignant courroucé. Déjà l'année dernière, les candidats en journalisme ont également reçu une épreuve mal libellée en pratique. Une situation qui a fragilisé les résultats de cette option.

Avec cette morosité autour du Bts, on pourrait interroger le système mis en place dans l'organisation de cet examen. «Tout ce cafouillage vient du fait que le ministère est incapable d'organiser le Bts. les fonctionnaires aux Minesup sont alléchés par des missions autour grassement payées autour du Bts», déclare un enseignant désabusé.

Toujours pour démontrer la fébrilité avec laquelle le ministère travaille, une source bien introduite martèle : «il faut reconnaitre qu'il y a beaucoup de faux dans cet examen.

Pour ce qui s'est passé mercredi dernier-11juin-, j'ai été obligé de contacter personnellement les personnes impliquées dans l'organisation du Bts pour leur faire remarquer qu'il devrait dans les années à venir, associer les experts dans le choix des épreuves afin que ces derniers jugent de la pertinence ou non des épreuves qui sont proposées aux candidats», relève-t-il. «Il faut néanmoins dire que je viens de finir les corrections et je peux dire qu'aucun étudiant ne sera sanctionné pour cette épreuve», ajoute t-il.

© Mutations : Viviane Bahoken

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