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Coopération interuniversitaire: Cameroun – Belgique: l’accord à la perfection

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Une délégation de l'enseignement supérieur camerounais a effectué une visite de travail du 21 au 25 avril 2014 en Belgique. Forte de 36 membres, cette délégation comprenait, entre autres, 06 recteurs d'universités publiques, des plénipotentiaires d'universités privées ainsi que des dirigeants de certaines grandes écoles. Ils sont ainsi allés discuter avec leurs homologues belges des enjeux et des défis d'une coopération universitaire consolidée et mutuellement bénéfique pour les deux pays. Le programme de la délégation camerounaise était articulé sur trois points principaux : les échanges avec les universités, les discussions avec des bailleurs de fonds et la rencontre de la diaspora scientifique camerounaise en Belgique.

Les échanges entre universités constituaient le cœur de la visite. Face à la délégation camerounaise conduite par le Pr. Anaclet Fomethe, Recteur de l'Université de Dschang, la délégation belge comprenait, entre autres, 04 recteurs des 06 universités francophones (wallonnes) et des représentants des universités anglophones (flamandes). Le Pr Anaclet Fomethe a fait une présentation de l'enseignement supérieur camerounais en français à l'attention des recteurs des universités francophones et en anglais pour les représentants des universités anglophones. Cet enseignement supérieur qui compte aujourd'hui plus de 300 000 étudiants encadrés par près de 5 000 enseignants est dynamisé par la double offre du public (08 universités) et du privé (près de 150 instituts). La formation supérieure dans laquelle l'Etat investit chaque année un peu plus de 48 milliards de Fcfa est inscrite dans le paradigme de la modernisation grâce à la nouvelle gouvernance universitaire et l'arrimage au système Licence-Master-Doctorat (LMD).

A l'issue des différentes présentations, les autorités universitaires belges ont pris plus amplement connaissance du système d'enseignement supérieur au Cameroun auquel ils accordent le sérieux qu'il mérite. Selon le chef de la délégation, ces derniers ont été impressionnés par le nombre d'étudiants enrôlés, les attentions du chef de l'Etat pour la formation supérieure, le tournant de la modernisation que le Cameroun négocie, malgré de nombreuses difficultés. Une ligne d'horizon a été tracée au sujet de la coopération future. Celle-ci s'oriente prioritairement vers le renforcement des écoles doctorales dans le sens d'une cristallisation des recherches sur des thématiques précises, à la fois transversales et focalisées (médecine, agriculture et sécurité alimentaire, changement climatique, efficacité énergétique, etc.).

Des témoignages des partenaires belges, il ressort que les diplômes camerounais sont appréciés en Belgique. Des questions liées à la traçabilité de ces diplômes ont toutefois été posées. Il a été convenu que les directeurs des affaires académiques des universités camerounaises seraient des interlocuteurs des universités belges. A travers des échanges par divers moyens techniques, ils répondraient à leurs homologues et prépareraient des documents à signer par les recteurs. La partie belge a souhaité que les étudiants qui s'inscrivent dans leurs universités en provenance du Cameroun aient des vrais diplômes et non plus simplement des attestions de réussite. Les recteurs membres de la délégation (les Prs Maurice Sosso de l'Université de Yaoundé I, Oumarou Bouba de l'Université de Yaoundé II-Soa, Dieudonné Oyono de l'Université de Douala, Anaclet Fomethe de l'Université de Dschang, Edward Tafah Edokat de l'Université de Bamenda) ont exposé les efforts faits pour désormais délivrer ces diplômes dès leur obtention par leurs impétrants.

Les Belges ont par ailleurs découvert que le Cameroun était véritablement bilingue. Cela a probablement changé la perception que les universités flamandes, par exemple, avaient de l'enseignement supérieur camerounais. Le Cameroun n'était en effet pas un pays prioritaire dans la coopération entre ces universités belges et les universités étrangères. Des échanges, il appert que les Flamands ont pris la résolution de faire du Cameroun un Etat prioritaire dans le déploiement de leur coopération. Des contacts ont été pris entre les universités camerounaises et des universités belges ; des esquisses de projets ont été formulées, au-delà de la consolidation des coopérations existantes.

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