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Éducation pour tous : un chantier inachevé en Afrique subsaharienne

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Quoique des progrès soient réalisés en RDC, ceci justifie du reste le choix porté sur le pays par l'équipe du Rapport mondial comme site de son lancement officiel en Afrique centrale le 7 mai, de nombreux défis sont encore à relever.

Vue des principaux orateurs au lancement du Rapport Mondial 2015 de suivi de l'EPT

Intitulé « Éducation pour tous 2000-2015 : Progrès et enjeux », le Rapport mondial de suivi sur l'EPT (Éducation pour tous) 2015, présenté jeudi dernier à l'Hôtel Venus n'avait rien de complaisant. Entre bilan et plaidoyer, il s'est voulu explicite sur la situation quitte à se constituer en « point de départ pour configurer les défis de la période post-2015 », ainsi que l'a souligné Abdourahamane Diallo dans son exposé des faits. Surtout que, a-t-il pris soin de relever, seulement un tiers des pays sur les 164 concernés « ont atteint tous les objectifs mesurables de l'EPT et la moitié seulement ont atteint l'objectif crucial de l'enseignement primaire universel ». Un bien maigre progrès, même si, a reconnu le représentant de l'Unesco en RDC, les progrès régionaux en direction du dernier « se sont accélérés par rapport aux années 1990 », s'il faut tenir compte des six objectifs de l'EPT fixés à Dakar au début du millénaire.

Tout autant que le représentant-pays de l'Unesco, chacun des orateurs a fait le tour du sujet et préconisé des solutions se focalisant sur son expertise particulière. Aussi le coordonnateur de la Coalition nationale pour l'éducation pour tous (Conept), Jacques Tshimbalanga, a-t-il recommandé« l'établissement d'un nouveau cadre pour l'éducation », lequel cadre, selon le Conept, doit refléter les droits, besoins et les priorités des citoyens, d'où il est exigé au gouvernement d'honorer ses engagements en assumant ses responsabilités. Il s'agit notamment d'assurer « la généralisation de la gratuité de l'enseignement au primaire, de voter pour une éducation équitable et inclusive ». Le Conept s'est montré en faveur de « l'engagement de l'État et des provinces à allouer au moins 25% de leur budget à l'éducation ».

Pour sa part, l'inspecteur général de l'enseignement, Michel Djamba, a délivré les dispositions du gouvernement en matière d'EPT en conformité avec le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté en RDC. Il y est question d'accroître l'accessibilité, l'équité dans l'enseignement à tous les niveaux, quitte à s'atteler aussi notamment à « renforcer la bonne gouvernance ». Représentant du ministre de l'Enseignement primaire et secondaire et de l'Initiation à la Nouvelle citoyenneté, Michel Djamba a du reste évoqué les « avancées » non négligeables dans les efforts consentis jusqu'ici par l'État comme « la réhabilitation des écoles et l'augmentation du budget alloué à l'éducation ».

Éducation inclusive, une nécessité

Quant au directeur de planification du ministère susmentionné, il a estimé nécessaire de reconnaître que « le pays a fait d'énormes progrès, fourni des efforts en faveur de l'éducation » et a classé en premier l'objectif deux, à savoir l'enseignement primaire universel, en ordre d'importance sur les six requis. Ce, avec « l'engagement que d'ici à 2025, tous les enfants aillent à l'école et y restent jusqu'au bout ». Et de souligner que le taux brut de scolarisation (TBS) a augmenté sensiblement passant de 63% à 110%. De même que pour la parité à ce même niveau scolaire où avec 0,9% l'on s'approche de 1% requis. L'expert du ministère a cependant reconnu que l'enseignement préscolaire n'est pas très développé en RDC, à noter que 80% d'écoles maternelles tiennent d'organisations privées qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

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