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Enseignement technique: Les instituteurs revendiquent leur intégration

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La 48e édition de la fête de la Jeunesse se célèbre le 11 février prochain sous le thème: «Jeunesse, patriotisme et promotion de l'intégration nationale». Mais pour les instituteurs vacataires de l'enseignement technique (Ivet), difficile de parler de patriotisme et d'intégration nationale quand on a le ventre vide et qu'on fait face «à l'injustice et la marginalisation», disent-ils dans une correspondance adressée ce mercredi 05 février 2014 au Premier Ministre Philémon Yang, avec ampliations aux ministres des Enseignements secondaires (Minesec) Louis Bapès Bapès, de l'Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) Zacharie Perevet, et de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) Michel Ange Angouing. 

Par cette lettre dont Mutations a obtenu une copie, ces dispensateurs de savoir regroupés au sein de l'Association camerounaise des instituteurs vacataires de l'enseignement technique (Ascamivet) tiennent «à manifester leur lassitude et (leur) découragement au gouvernement de la République du Cameroun». Mais surtout, revendiquer leur intégration à la Fonction publique, précise Maurice Deffo Tone, le président de ladite association. C'est d'ailleurs là l'objet de leur correspondance. «En 2008, notre Chef de Etat avait instruit au gouvernement de procéder à un recrutement massif de ceux-ci au sein de la Fonction publique. C'est- ainsi qu'une première opération de contractualisation de 3.500 Ivet sera lancée au mois de novembre de la même année. Puis, pins rien jusqu'à cette date», déplore Maurice Deffo Tone, sorti de l'Ecole normale des instituteurs de l'enseignement technique (Eniet) en 2009. 

Pourtant, plus de 13.000 professeurs de l'enseignement général ont été recrutés depuis 2002, dont 3.500 au titre de l'opération de recrutement de 25.000 jeunes diplômés à la Fonction publique. 

Frustration 

Et l'enseignement technique alors?, se demande-t-il, estimant que les Ivet sont les «mal lotis» de l'éducation au Cameroun. «Nos conditions de travail dans les établissements scolaires sont des plus déplorables. Beaucoup d'entre nous travaillent depuis 6 ans sans salaire, ce qui créé des frustrations. De plus, nous sommes fatigués par la trop longue attente d'un éventuel recrute-ment», regrette-t-il. A défaut de «saisir» le Chef de l'Etat, les Ivet ont donc décidé de se tourner vers le Pm en cette veille de célébration de la Fête de la jeunesse. Ceci dans l'espoir que leurs problèmes trouveront un écho favorable auprès du chef du gouvernement, et seront par la suite répercutés au plus haut sommet de l'Etat. 

«Après ces longues années éprouvantes et frustrantes, nous nous sentons démotivés, et vous prions d'intervenir auprès des administrations concernées afin qu'une autre opération de recrutement de 5.000 Ivet soit lancée incessamment, conformément aux prescriptions de notre illustre Chef de l'Etat», écrivent-ils. Lors de son passage devant les députés en novembre dernier pour défendre son budget 2014, le Minesec n'avait annoncé aucun recrutement pour cette année, contrairement à sa collègue de l'Education de base (Minedub) qui avait parlé de 9.000 instituteurs à recruter dès l'année en cours. Loin des préoccupations des Ivet, Louis Bapès Bapès avait indiqué que le budget prévu dans l'enseignement technique (37.548.751 FCFA sur une enveloppe globale de 222 milliards 337 millions de FCFA) servira, entre autres: finaliser le processus d'élaboration et d'implantation des programmes des «nouvelles filières porteuses»; augmenter l'offre de l'éducation avec la construction et l'équipement de 220 salles de classes et 29 ateliers; octroyer des bourses aux meilleures élèves; payer les salaires des enseignants déjà recrutés.

© PATRICIA NGO NGOUEM | Mutations

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