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L'Afrique pense son industrialisation

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La réunion du Comité d'experts de la septième réunion annuelle conjointe de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), et de la Conférence des ministres de l'Economie et des Finances de l'Union africaine (UA), s'est ouverte mardi dernier au Transcorp Hilton Hôtel à Abuja au Nigeria. Thème des assises: l'industrialisation au service du développement inclusif et de la transformation en Afrique. 

En effet, jusqu'à demain, les experts vont plancher sur plusieurs sujets concernant entre autres l'évolution récente de la situation économique et sociale en Afrique; les progrès accomplis dans la réalisation des OMD et le programme de développement pour l'après 2015; l'évaluation des progrès de l'intégration régionale en Afrique; la présentation et l'examen de la nouvelle initiative sur les femmes et le développement à l'échelle du continent, etc. En bouclant leurs travaux, les experts vont formuler des orientations et des conseils sur les priorités stratégiques du continent, à soumettre aux ministres qui se réunissent du 29 au 30 mars 2014. 

En ouvrant leur réunion, Abraham Nwankwo, directeur général du département de gestion de la dette au Ministère fédéral nigérian des Finances, a déclaré que l'industrialisation et la transformation structurelle de l'Afrique ne sont possibles que si les Africains redoublent d'effort et affichent une volonté politique à toute épreuve. Avant lui, plusieurs orateurs ont pris la parole, dont le Dr Abdalla Hamdok, secrétaire exécutif adjoint de la CEA. De son allocution, on retiendra que la croissance du PIB de l'Afrique a ralenti, passant de 5,4% en 2012 4,1% en 2013. Le pétrole contribue pour environ 24% à cette croissance, tirée par la forte demande de produits de base sur le marché international et le prix élevé de ces produits, la poussée de la demande intérieure, l'augmentation des dépenses publiques dans les infrastructures, etc. 

Cependant, malgré cette rapide croissance que connaît l'Afrique depuis une dizaine d'années, ses indicateurs économiques et sociaux continuent d'afficher des résultats très contrastés: pauvreté omniprésente, taux de chômage élevé, secteur des matières premières incapables de créer un nombre élevé d'emplois. D'où la conclusion du Dr Abdalla Hamdok qu'il est essentiel que l'Afrique conçoive et mette en œuvre des stratégies visant à réduire sa dépendance à l'égard des produits de base et à redistribuer ses ressources afin de créer davantage d'emplois et d'augmenter la valeur ajoutée des activités de production.

© Rousseau-Joël FOUTE | Cameroon Tribune

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