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L’enjeu de l’emploi dans le monde en tête des priorités du G20

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Le Sommet des dirigeants du G20 a été marqué par l'inquiétude de voir les économies continuer à souffrir d'une croissance faible et par la reconnaissance qu'une action concertée permettant de progresser dans le domaine de l'emploi demeurait au centre des réflexions publiques.

Brisbane (OIT Info) – Alors que le Sommet du G20 à Brisbane s'achève, le Directeur général de l'OIT, Guy Ryder, a déclaré que les travailleuses et les travailleurs et les mandants de l'OIT se réjouiraient de constater que la relance de la croissance mondiale, en vue d'offrir un meilleur niveau de vie et des emplois de qualité aux populations du monde entier, demeure la priorité absolue du G20.

L'objectif d'augmenter le PIB du G20 de 2 pour cent d'ici à 2018 est un engagement important. «S'il est atteint, il devrait enrayer le creusement du déficit d'emploi. Mais nous avons besoin d'une croissance qui crée davantage d'emplois pour réparer les dommages occasionnés par la crise économique et financière», a souligné M. Ryder.

En février, le G20 avait convenu que tous les pays membres développeraient des stratégies nationales de croissance qui à elles toutes permettraient d'augmenter leur PIB cumulé de deux points de pourcentage au-delà de la trajectoire prévue par le FMI d'ici à 2018. Depuis lors, la croissance de 2014 s'est affaiblie dans l'ensemble du G20. Mais les dirigeants se sont dit prêts à actionner tous les leviers politiques pour soutenir la confiance et la reprise.

L'idée que l'urgence réside dans le déficit de consommation à l‘échelle mondiale a fait son chemin mais il convient d'augmenter le potentiel de croissance, notamment en investissant dans les infrastructures. «Trouver le bon équilibre entre les mesures de relance de la consommation et de soutien à l'investissement est crucial», a déclaré le Directeur général de l'OIT.

Nous avons besoin d'une croissance qui crée davantage d'emplois pour réparer les dommages occasionnés par la crise économique et financière»
Guy Ryder, Directeur général de l'OIT

Dans les plans nationaux d'emploi élaborés par les ministres du Travail et d l'Emploi du G20, les plus grandes économies – Etats-Unis, Chine, Allemagne et Japon – ont affirmé leur souhait de revaloriser les bas salaires. «Cela pourrait donner un énorme coup de pouce aux revenus des ménages en 2015; encourager les entreprises à investir dans de nouvelles capacités de production et à embaucher davantage, surtout les personnes à la recherche d'un premier emploi; commencer à stopper, puis inverser, la hausse inquiétante des inégalités, et apporter ainsi une contribution majeure à la réalisation de cet objectif des 2 pour cent du G20», a ajouté M. Ryder.

Autre engagement essentiel, réduire les disparités des taux d'activité entre hommes et femmes de 25 pour cent d'ici à 2025, en tenant compte des conjonctures nationales. «Réaliser l'objectif des 25 pour cent d'ici à 2025 serait une avancée majeure dans la lutte pour mettre fin à la discrimination sexuelle à l'emploi», a déclaré M. Ryder. «Ce ne sera pas facile d'y parvenir. Rémunérer le congé de maternité, investir massivement dans la prise en charge des enfants et des personnes âgées, renforcer les mesures antidiscriminatoires et bien sûr l'égalité de rémunération, sont des mesures indispensables si l'on veut créer des emplois de qualité pour les 100 millions de femmes supplémentaires que le G20 souhaite voir travailler d'ici à 10 ans».

M. Ryder s'est réjoui de la déclaration séparée du G20 sur Ebola, affirmant: «Je suis très heureux que les dirigeants aient non seulement salué le courage des hommes et des femmes qui apportent des soins et des secours vitaux en Guinée, en Sierra Léone et ailleurs mais se soient également engagés à promouvoir la sécurité et la formation de ces travailleurs indispensables, qui sont en première ligne».

Dans la perspective de 2015, le Sommet a adopté le Plan d'action de Brisbane qui comporte une section majeure sur l'augmentation de l'emploi et de l'activité. «D'importants progrès ont été réalisés cette année quant à l'intégration des politiques économiques et d'emploi. L'OIT a soutenu l'idée qu'il était vital que le G20 favorise une croissance inclusive en créant plus d'emplois de meilleure qualité, et vice versa», a déclaré M. Ryder. «Cette relation fondamentale est maintenant intégrée dans les rouages du G20 avec l'établissement d'un Groupe de travail sur l'emploi, et la demande faite aux ministres du Travail et de l'Emploi de faire rapport aux dirigeants du G20 sur le suivi des Plans pour l'emploi».

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