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« Prix pour la créativité et les arts à l’école » : la fondation Calissa Ikama lance la première édition de l'éducation artistique

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La première édition du CréArt (créativité, école et expression artistique) que la fondation Calissa Ikama organise sur le territoire national est instituée pour encourager les chefs d'établissements scolaires (écoles primaires) et les enseignants (collège, lycée) à contribuer au développement de l'éducation artistique en prenant des initiatives qui visent à promouvoir la pratique artistique à l'école.

Ce sont les chefs d'établissements scolaires et les enseignants qui vont se distinguer pendant l'année scolaire 2015-2016, par des initiatives originales visant à intégrer les arts à l'école qui seront récompensés à la hauteur de 1.000.000 FCFA à 300.000 FCFA. Il s'agit des prix ci-après : Prix d'excellence (pour les chefs d'établissements scolaires) : 1.000.000 FCFA ; Prix de l'interdisciplinarité (enseignants) : sciences exactes (physique, chimie, mathématique) : 500.000 FCFA ; langues (français, anglais, espagnol, etc.) : 300.000 FCFA ; sciences humaines (SVT histoire-géographie) : 300.000 FCFA.

En effet, le principal défi que l'éducation moderne doit relever est de rendre le plus grand nombre possible de personnes capables d'inventer, de créer librement et de s'adapter psychologiquement. Les fondements de la créativité reposent sur l'activité artistique qui, de son côté, est soutenue par le réseau des traditions familiales et culturelles qui entourent chaque enfant à mesure qu'il grandit. C'est pour cette raison que l'Unesco encourage, depuis 2001, les États-parties à développer l'éducation artistique (enseignement par les arts et à travers les arts) et à en faire un objectif majeur de formation à l'école.

C'est d'ailleurs ce qu'a souligné la conférence régionale sur l'enseignement des arts en Afrique (Port Elizabeth, 2001), notamment sur la nécessité de réexaminer les programmes scolaires existants afin de s'assurer que ceux-ci répondent aux aspirations culturelles des peuples du continent. Il en est de même pour la charte de la renaissance culturelle de l'Afrique (Khartoum, 2006), qui précise que les États doivent créer un environnement favorable au renforcement de la créativité dans toute sa diversité, à travers notamment la mise en place d'un cadre institutionnel approprié en vue de faciliter la créativité et l'expression artistique.

Où en est le Congo ?

Depuis plus d'une dizaine d'années, la nécessité de développer des compétences supérieures chez les élèves a influencé la refondation des curricula et des programmes d'éducation nationale congolaise. En ce qui concerne l'éducation artistique, la loi n°9-2010 du 26 juillet 2010 portant « orientation de la politique culturelle au Congo » stipule, dans son article 17, que « l'État favorise l'enseignement des disciplines artistiques et culturelles dans les programmes nationaux ». Malgré ces réformes, les faits attestent que les enseignements dispensés dans les écoles laissent encore très peu d'espace à la spiritualité, à la créativité et à l'imagination. Il y a encore beaucoup des progrès à réaliser, notamment pour se conformer aux recommandations de l'Unesco en matière de l'éducation artistique.

Depuis 2013, la fondation Calissa Ikama mène plusieurs actions de lobbying pour inciter l'État à refonder les programmes scolaires et universitaires conformément aux recommandations de l'Unesco en matière d'éducation artistique. La dernière activité en date a été l'organisation du 1er Focus sur l'éducation artistique, le 30 mai 2014 à Brazzaville, et qui s'est achevé sur l'adoption d'un mémorandum adressé au chef de l'État. Par l'organisation du Prix Calissa Ikama pour la créativité et les arts à l'école, la fondation Calissa Ikama change de stratégie de plaidoyer en partant de la base au sommet. Plus il y aura les chefs d'établissements scolaires et les enseignants qui vont prendre l'initiative d'intégrer les arts dans leurs programmes de formation, conformément aux recommandations de l'Unesco, plus le plaidoyer mené par la fondation Calissa Ikama aura une plus grande force de persuasion au niveau des décideurs politiques.

Ainsi donc, la fondation à travers le jury mis en place, procédera à l'analyse de l'existant (enquête) : sous forme d'un formulaire de préinscription, dans lequel les établissements scolaires vont remplir le questionnaire d'enquête qui permettra d'évaluer le degré de l'introduction des arts ; incitera à mettre en place des programmes de pratique artistique : sous forme d'un formulaire d'inscription, pour lequel les écoles vont présenter leur programme d'introduction des arts ; suivront : les programmes artistiques mis en place au sein des établissements scolaires. Le jury choisira les 5 meilleures écoles (pour le prix d'excellence) et les 15 meilleurs enseignants (pour le prix de l'interdisciplinarité). Au finish, il sera construit un atelier d'art au profit des trois meilleures écoles.

Bruno Okokana - Agence d'Informations d'Afrique Centrale
Légendes et crédits photo :
- Photo 1 : les élèves lors de la présentation du projet
- Photo 2 : photo de famille entre le chargé à la communication de la Fondation Calissa Ikama et les enseignants

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