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Université de SOA: Démissions en cascade des étudiants à cause du tripatouillage des notes

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Les nouvelles peu élogieuses proviennent de l'Université de Yaoundé II que dirige le Prof Oumarou Bouba, l'achat et le tripatouillage des notes auraient pris un tournant grave et obligent les étudiants à jeter l'éponge à la grande désolation des parents. Enquête: 

Le campus universitaire de Soa affiche les pleines allures d'un texas depuis la nomination du Prof Oumarou Bouba comme recteur de ce côté. Et ceci n'est un secret pour personne dans les constats alarmants qui se dégagent au sein de l'administration de l'Université de Soa, en partant des pratiques incroyables observées dans les mini-cités. Dans cette mêlée catastrophique qui n'émeut personne, un fait criard vient de faire surface et met tout le milieu estudiantin en émoi: c'est le phénomène d'achat et tripatouillage de notes dont les acteurs principaux seraient les enseignants et les informaticiens. Ce phénomène qui prend de l'ampleur aura à coup sûr, des répercussions académiques si les dispositions ne sont pas prises par la hiérarchie. L'argent étant le nerf de la guerre, certains enseignants se livrent à la commercialisation des notes pour couvrir leurs fins du mois habituellement difficiles et sacrifient les valeurs et la conscience professionnelle. La pilule amère et difficile à avaler est celle des attributions des notes aux étudiants non seulement faibles, mais les notes des autres méritants. Comme pour dire qu'à l'Université de Yaoundé II Soa, l'important n'est pas de briller, il faut pouvoir exposer son porte-monnaie. 

Un recteur je m'enfoutiste 

En observant de près le désastre académique qui se profile à Soa, on note une attitude je menfoutiste du Prof Oumarou Bouba le recteur de cette Université. Et ceci d'autant plus que les récents décrets du Chef de l'Etat ne l'ont pas inquiété. Malgré le vacarme assourdissant qui dénonce ces tripatouillages de notes, jusqu’à ce jour aucune réaction n'a pas été observée du côté du recteur. Aucune réunion de crise avec les chefs de départements n'a été convoquée. Les victimes des abus n'ont que leurs yeux pour pleurer malgré leurs requêtes, qui sont restées lettres mortes. Comment admettre l'attribution des notes contraires à la réalité dans une institution universitaire. Pourquoi les auteurs jusqu'à nos jours restent impunis? Quelle réaction pourrait-on attendre du Ministère des enseignements supérieurs devant une telle catastrophe. 

L'année académique 2013-2014 achèvera-t-elle sous des meilleurs auspices? Difficile de le savoir devant cette marée estudiantine qui jette l'éponge au jour le jour pour prendre la direction des autres universités, tout en acceptant le retard et la peine prise par les parents sans oublier le doute de performance académique qui menace l’Université de Yaoundé II ainsi que sa crédibilité, dans la Sous-région.

© Ernest Kouo | L'Epervier

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