Drame: Jaloux, il poignarde sa jeune épouse

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Keubiwo Siabon Gambetta, 20 ans, ne retournera plus jamais à l’école. Cette jeune fille, élève en classe de Terminale G2 au lycée technique industriel et commercial de Yaoundé a trouvé la mort le 20 décembre 2013 dernier. C’est jour de remise de bulletin pour le compte de la fin du 1er trimestre. Les camarades de classe de Keubiwo sont inquiètes de ne pas la voir arriver. A la fin de la cérémonie de remise de bulletins, ils décident de se rendre chez elle pour s’enquérir de la situation. Ils sont frappés par le deuil qui s’est installé dans le quartier.

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La jeune fille a été froidement assassinée par son époux, un vieux monsieur de 50 ans, enseignant recruté dans le cadre des 25 000 jeunes à la Fonction publique. La scène se déroule au quartier Tsinga Elobi à Yaoundé, au domicile des parents de la jeune fille. Son époux, depuis seulement 06 mois, est atteint de jalousie maladive et ne manque pas une occasion de soupçonner sa belle jeune femme de le tromper et de vouloir le quitter. Le jour du drame, décidé à en finir, par téléphone, il joint le frère cadet de la jeune femme pour lui demander de le rejoindre à son lieu de service pour questions urgentes, histoire de l’éloigner de la maison.

Sur les lieux, il lui injecte une substance soporifique qui le plonge dans un profond sommeil. Sachant la mère de la victime absente du domicile pour s’être rendue au marché pour ses activités commerciales, il se rend à la maison et s’introduit dans la chambre de la victime esseulée. Sans mots dire, il lui assène des coups de couteaux à la tête. Elle décède sur le champ.

Tentative de suicide

Soulagé, le vieux monsieur, d’après des témoignages, serait rentré chez lui et aurait consigné dans un document de près de 20 pages, ce qu’il a fait avant de tenter de se donner la mort. Heureusement, il a été interpellé à temps et méditer actuellement sur son sort à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé. Dans le quartier, il se dit que, la jeune femme ne se sentait plus en sécurité dans son ménage, et envisageait sérieusement de quitter son époux. Ses camarades de classes rapportent qu’une fois, en plein lycée, il aurait crié à la jeune fille dans un accès de colère, « toi et moi c’est jusqu’à la mort ». Et même que, sa violence atteignait des proportions telles qu’il lui aurait une fois, brisé la jambe.

Toutes choses qui cependant, n’envoyaient aucun signal d’alerte à la mère Julienne K, qui, selon ses voisins, affirmait « que son beau-fils avait versé toute la dot». Comme quoi, il était libre de faire ce que bon lui semble, abandonnant ainsi sa fille aux mains de cet ex-pratiquant d’art martial. La jeune Keubiwo Siabon Gambetta repose désormais au cimetière de Bandja dans la région de l’Ouest, après la levée de corps le 28 décembre 2014 à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé, dans une indifférence totale.

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