Une famille périt dans un incendie

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Le drame est survenu ce 31 mars à Pk 14, dans le 3ème arrondissement de Douala. 

L'histoire n'a rien d'un poisson d'avril en ce 1 er jour du 4 ème mois de l'année 2014. Une famille entière a été décimée ce 31 mars dans un incendie. La catastrophe s'est produite au lieu-dit «papass» sis PK 14, dans l'arrondissement de Douala 3ème. 

Selon le témoignage de Philomène Magne, Emile Nguéfack serait sorti très tôt hier matin à la recherche du gaz domestique. Il était environ 7 heures. Après avoir manqué son achat, il a aussitôt regagné son domicile. Il a donc décidé de se rendormir auprès de son épouse et de leur nouveau-né, âgé de 4 mois seulement. C'est peu après cet instant que le drame se produit, selon le témoignage rapporté par Philomène Magne, la voisine directe d'Emile Nguéfack. 


Électrocuté avant de périr dans les flammes 

«C'est aux environs de 7 heures 30 minutes, que j'ai écouté les cris de détresse alors que je faisais ma lessive derrière la maison. Les cris venaient de chez tonton Emile. J'ai tout de suite accourue pour constater de ce qu'il en était. A mon arrivée je me suis trouvée en face des flammes». Le témoin oculaire nous a avoué lors de son témoignage, son incapacité à éradiquer le feu, de plus en plus vif, avec de l'eau. 

Philomène Magne, tout en hurlant elle aussi, décide d'utiliser le sable comme extincteur. Mais cette tentative s'est avérée vaine, vue l'intensité des flammes. Alerté par les cris de la jeune dame, tout le voisinage s'en est mêlé, tentant de secourir Emile Nguéfack et sa famille, toujours prisonniers des flammes. Malheureusement, l'intervention n'aura servi à rien. Emile Nguéfack sera électrocuté par un câble de courant fondu sous la chaleur intense du feu. 


Les origines du feu encore méconnues 

Des voisins courageux ont néanmoins réussi à défoncer le mur de la chambre à coucher d'environs 2m2, croyant sauver la famille Nguéfack. Emile, le père a été retrouvé calciné et arc bouté sur sa femme et son enfant, tous les deux déjà déchiquetés par les flammes. Sa curieuse position indiquait qu'il tentait visiblement de protéger telle une mère-poule, Carine Zambo, son épouse et Angerichelle, leur nourrisson de sexe féminin. 

Les sapeurs-pompiers de Ngodi aussitôt alertés, ont tout de suite mis le cap sur le lieu du drame. Arrivés sur place, les soldats du feu ont extraits les trois corps des cendres, puis, ont enveloppés séparément leurs restes méconnaissables. On ignore pour l'instant l'origine des flammes. 

Le voisinage milite néanmoins en faveur de la thèse d'un feu déclenché suite à un branchement électrique de fortune. La justification portant sur l'explosion d'une bouteille de gaz a été écartée. Une bonbonne de gaz domestique a en effet été retrouvée sur le lieu du drame, mais elle était vide, nous ont rapportés les voisins. 

Au moment où nous quittions le quartier «papass» à 13 heures, les membres de la famille s'apprêtaient à évacuer les dépouilles des 3 malheureux disparus.

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