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Cameroun: Condamnation de 5 étudiants de l'université de Buéa, communiqué de l'’Addec

News Sur les Campus  Buea, Sud-Ouest, Cameroun
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L’Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (ADDEC) informe la communauté nationale et internationale de la condamnation de 5 étudiants à Buea dont le président de l’UBSU, MINANG Ronald sur les 12 étudiants en procès depuis Février de l’année courante à une peine de prison de 4 ans. A cette peine, a été ajoutée l’amende de 850.000F FCA dont ceux-ci devront s’en décharger pour retrouver une liberté provisoire. 

C’est la conclusion d’un long procès engagé contre les étudiants de l’Université de Buea par la Vice Chancellor lors la crise particulièrement violente d’octobre 2012 à mai 2013 envers les étudiants. Au cours de celle-ci, les étudiants mobilisés au sein de leur association University of Buea Student’s Union (UBSU) ont pu réclamer une autogestion indépendante de leur association, de meilleures conditions d’études et de vie. Pourtant rien n’a été fait dans ce sens si ce n’est de montrer à maintes reprises les limites de notre justice dite indépendante en vue de réprimer et cautionner la répression en l’encontre des étudiants.

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C’est la brutalité bestiale envers l’étudiant qui continue ainsi avec la volonté d’en finir avec toute velléité de contestions, avec des voix de propositions pertinentes pour l’éveil de l’étudiant, d’institutionnaliser des associations fantoches volant au gré de l’administration, de mettre sur pied une stalinisation des universités qui va même plus loin que celles-ci pour notre nation et à laquelle l’étudiant est censé baigner de joie sous peine de subir la censure par la condamnation pour la prison.

En réalité, la prison n’est plus un mythe pour l’étudiant camerounais car celui-ci le côtoie régulièrement puisqu’il ne peut et ne doit avaliser le totalitarisme, le musellement, la violence et donc il sera dans ce type de système appelé à le côtoyer: « Comment vous, étudiants, pouvez-vous préparer valablement aux responsabilités de demain si vous affichez un mépris pour la lutte politique de votre pays ? Les bourses et les crédits scolaires sont réglés dans les assemblées politiques. […] C’est pourquoi nous plaçons la lutte politique au premier plan. » (Ruben UM Nyobe le 29 sept 1952 à Eséka)

L’ADDEC lance enfin un SOS à toutes les personnes de bonne volonté, pour qu’elles apportent leur aide à nos camarades dont deux n’ont pas pu jusqu’à présent payer le montant exorbitant exigé et qui sont dès lors en voie de passer de longues et difficiles nuits à la prison centrale de Buea comme des vulgaires brigands.

 

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